Viva l'Italia

Qui a peur de Matteo Renzi?

Nous, les Italiens, on a toujours peur du changement. On aime se plaindre sans rien faire. Dans son célèbre roman Il Gattopardo, Giuseppe Tomasi di Lampedusa a bien décrit notre capacité de tout changer pur que rien ne change.

Jusqu’à maintenant, la gauche italienne a essayé d’arrêter la marche de Matteo Renzi, maire de Florence depuis 2009: la pluspart de ses alliés lui a fait une guerre sans cesse.

Mais c’est toujours comme ça: quand tout le monde essaye de te discréditer, c’est alors que tu trouve la force de lutter. Et tu deviens encore plus fort qu’avant.

C’est vrai: seulement l’année dernière il avait perdu les “Primarie” mais, après les éléctions politiques, son rival Pierluigi Bersani – qui avait remporté la compétition contre Renzi et qui était donc le chef du Partito Democratico – n’a pas été capable de créer un nouveau gouvernement et il a dû céder sa place à une coalition avec la droite, dirigée par Enrico Letta.

Maintenant Matteo Renzi progresse à pas de géant vers le congrès du Partito Democratico, duquel il va devenir sans aucun doute le secrétaire. Ses trois rivals, qui paraissent assez faibles, lui rendront bientôt leurs armes.

Le pire c’est que ce n’est pas la droite ou Forza Italia à le critiquer: ce sont ses mêmes copains de parti, surtout le vielle génération des sénateurs et des députés assis au Parlement Italien depuis quinze ou vingt ans, inquiétés de perdre leur sièges. Ils accusent Renzi d’etre “vide”, mais en réalité ils lui envient sa capacité de parler au cœur des gens et, surtout, d’être jeune. En écoutant ses buts de renouvellement et en s’apercevant de sa capacité de plaire aux jeunes comme aux moins jeunes, ils ont commencé à trembler.

Le discours publique de Matteo Renzi à la Leopolda, l’ancienne gare de Florence, le 27 Octobre dernier, a été très différent par rapport aux événements politiques traditionnels. Sur la scène avec Renzi on a vu plusieurs jeunes et entrepreneurs.

A la Leopolda il n’y avait pas beaucoup de drapeaux du Partito Democratico et quelqu’un a demandé pourquoi. Renzi a répondu qui’il faut ouvrir les portes à tous. Renzi a compris que les élécteurs sont plus importants des inscrits, parce que c’est le vote qui donne la possibilité à un parti de gagner les éléctions. S’ouvrir c’est la seule voie pour ne pas se vouer à la defaite.

A ceux qui lui ont demandé pourquoi il n’avait pas cité Silvio Berlusconi il a dit: je parle du futur, pas du passé. Dans un point de vue philosophique, il ne veut pas être porteur d’un message négatif. Le parti démocratique ne peut plus être seulement la force politique contraire à Berlusconi. Il veut représenter la partie “construens”, pas la partie “destruens”.

En outre, Renzi a promis de respecter le principe du bipolarisme: ça suffit les grands accords avec les adversaires politiques. Celui qui va remporter les prochaines éléctions doit prendre ses responsabilités et gouverner jusqu’à la fin de son mandat.

Pour l’instant, c’est difficile de prévoir le futur, mais, quoi qu’il en soit, Matteo Renzi déviendra de plus en plus un protagoniste de la scène politique italienne.

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